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Carnet de propositions d’actions adressé à l’Etat pour le”jour d’après”Covid-19.

Carnet de propositions d’actions adressé à l’Etat pour le”jour d’après”Covid-19.

1. Devenir un État stratège :

C’est à dire un État apte à proposer un modèle de développement économique alternatif, à reconstruire l’économie sur de nouvelles bases, à se réinventer, à allier audace et esprit d’ouverture et à cultiver une capacité institutionnelle de réactivité et d’anticipation suffisamment forte pour faire bouger les lignes, à travers les propositions suivantes :

Pour un modèle économique alternatif :

  • Regagner en légitimité en proposant un projet de modèle économique alternatif capable de sortir le pays de son inertie et du statut de pays assembleur et sous-traitant à bas coûts à un statut de pays innovant et producteur, libérerait l’économie de l’emprise des prêts et des dettes extérieurs et repositionnerait la Tunisie dans l’échiquier des pays modernes et compétitifs.

Reconstruction de l’économie :

  • Reconstruire l’économie sur de nouvelles bases telles que l’investissement, la conception, l’innovation, la création de valeur ajoutée, la productivité et l’exportation de produits et de services haut de gamme ;

  • Adapter l’économie à la nouvelle chaîne de valeurs mondiales générées par la crise sanitaire en y intégrant l’écologie, la solidarité sociale, la santé, le bien-être… afin de repositionner rapidement les activités économiques du pays dans la phase post-Covid-19 ;

  • Stimuler la mutation de l’économie vers une économie verte respectueuse de l’environnement en adéquation avec les nouvelles exigences des consommateurs et des marchés étrangers ;

  • Passer d’une logique de moyens à une logique d’objectifs d’industrialisation, de productivité et d’exportation en s’inscrivant dans une démarche d’efficacité, de performances et de résultats prédéfinis.

Restructuration du secteur industriel :

  • Faire de la restructuration du secteur industriel, qui représente le 1/4 du PIB et 85 % des exportations, une priorité absolue ;

  • Opérer cette restructuration dans l’esprit des systèmes industriels à fort potentiel de développement à l’instar de ce qui a été fait ces dernières années en Allemagne ou bien de ce qui est entrain de se faire actuellement avec succès au Maroc.

Élever la compétitivité de la Tunisie :

  • Repenser et travailler l’attractivité et la compétitivité de la Tunisie selon des nouvelles variables tels que le besoin pour les PME/PMI tunisiennes d’un environnement technologique de pointe, le savoir-faire industriel traditionnel des Tunisiens, la disponibilité de ressources humaines jeunes et hautement qualifiées, la proximité de la Tunisie des marchés européens et africains, l’efficience des moyens logistiques…

2. Devenir un État initiateur de progrès et de développement :

C’est à dire un État qui, face à l’absence de croissance, ferait de la transformation du tissu industriel, de l’attraction de nouveaux investisseurs et du développement des exportations ses priorités absolues pour redonner un deuxième souffle à l’économie en termes de progrès et de développement.

Transformation du tissu industriel :

  • Accélérer la mutation des PME et des PMI vers les nouvelles technologies, l’innovation et la productivité en encourageant l’acquisition de nouveaux process de production, l’automatisation, la recherche et le développement (R&D), la créativité et l’association du savoir-faire traditionnel tunisien avec les nouvelles technologies ;

  • Mettre les PME et les PMI au cœur de ce processus de transformation et les accompagner dans leur mutation vers les nouvelles technologies et vers les activités innovantes ;

  • Mobiliser les PME et les PMI pour une utilisation maximale de leurs capacités de production.

Attraction des investisseurs :

  • Inciter les investisseurs locaux et étrangers à s’orienter vers des nouvelles filières à forte valeur ajoutée et à fort potentiel de développement telles que l’industrie pharmaceutique, l’industrie d’outillage de précision, l’industrie automobile, l’industrie aéronautique, l’industrie textile à usage médical, l’industrie textile de lingerie fine, la céramique technique et autre ;

  • Faire valoir la proximité géographique de la Tunisie et de l’Europe pour attirer et faciliter la relocalisation d’unités industrielles dans notre pays ;

  • Lever les inhibitions face aux prises de risque en uniformisant les informations d’une administration à une autre ;

Pour faire rebondir les exportations :

  • Refaçonner le modèle de développement des exportations et d’octroi des subventions en exploitant intelligemment les opportunités offertes suite à la crise sanitaire et en concentrant en priorité les moyens et actions sur les marchés extérieurs de niches tels que les marchés de produits agro-alimentaires bio, de produits du terroir, de produits halal, d’articles textile à usage médical, de produits pharmaceutiques, de produits techniques en céramique…

  • Créer une prime spéciale d’encouragement pour les entreprises exportatrices les plus performantes ;

  • Freiner l’exportation de produits de campagne (pomme de terre, tomates…), d’agrumes (mandarine, clémentine, orange, citron…), et d’huile d’olive en vrac – qui non seulement ont une faible valeur ajoutée, mais qui sont aussi des produits essentiels pour les Tunisiens – en réduisant progressivement les taux de subventions accordées à l’exportation de ces produits.

3. Devenir un État améliorateur et facilitateur de l’activité économique :

C’est à dire un État qui met un terme aux freins à l’investissement (économie de rente, corruption, assistanat…) et qui soit porteur de dynamisme, de meilleure gouvernance, de transparence, d’amélioration et de modification en faveur d’une activité économique saine, forte et performante à moyen et long terme.

Fin de l’économie de rente et de l’assistanat :

  • Mettre un terme à l’économie de rente génératrice de corruption et à celle d’assistanat (Etat providence) qui constituent de véritables freins à l’investissement.

Amélioration des modes de fonctionnement de l’administration :

  • Reconfigurer les modes de fonctionnement et les méthodes de travail de l’administration pour la rendre plus flexible et plus productive :

  • Mettre fin à l’esprit de défiance et à l’image dégradante que véhicule l’administration à l’égard des entreprises et des investisseurs locaux et étrangers ;

  • Rapprocher l’administration des entreprises et des investisseurs en relocalisant certains services publics vers les communes et les municipalités pour faciliter leurs démarches.

4. Devenir un État locomotive de changement :

C’est à dire un État apte à se remettre en question, à s’inscrire dans une démarche pragmatique où il n’est question que de changement, de productivité, de performance à l’exportation, et à bâtir une alliance constructive avec le secteur privé, force motrice de développement et de croissance.

Mutualiser les synergies des entreprises exportatrices :

  • Encourager les entreprises exportatrice à travailler ensemble et à mutualiser leurs forces, actions et moyens à l’étranger vers un objectif commun : Faire rayonner à l’étranger les produits « Of origin Tunisia or Made in Tunisia » ;

  • Les accompagner concrètement et efficacement dans leur redéploiement vers les marchés extérieurs de niches, avec notamment la contribution réelle des ambassades et représentations économiques tunisiennes basées à l’étranger.

Faire du secteur privé un allié :

  • Reconsidérer la position de l’État envers le secteur privé et bâtir une alliance constructive et interactive avec lui sachant qu’une alliance entre un État animateur de changement et un secteur privé efficace et performant contribue à faire réellement bouger les lignes, apportant une croissance et une prospérité durables à l’économie tunisienne ;

  • Donner au secteur privé dans le cadre de cette alliance toutes les conditions nécessaires afin de lui permettre de jouer le rôle d’une véritable force motrice de productivité, de performance et de croissance ;

  • L’impliquer dans les enjeux à relever, les choix à faire et les priorités pour remettre rapidement et durablement l’économie sur pied ;

  • Compter sur le professionnalisme et le savoir-faire des « business leaders » pour la conduite sur terrain des dispositions et actions arrêtées conjointement et pour l’évaluation des résultats obtenus.

Date: 10/6/2020

Groupe I.C.I.

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